Robots chinois vs américains : qui gagne la course humanoïde
Une statistique résume la course : environ 90 % des humanoïdes vendus dans le monde en 2025 sortaient d'usines chinoises. Et pourtant, la partie n'est pas jouée. La Chine et les États-Unis ne jouent pas au même jeu.
La Chine vend du matériel, aujourd'hui
Unitree, UBTECH, AgiBot, EngineAI, Booster, Fourier, Kepler… la liste chinoise partage une stratégie : produire beaucoup, vendre tout de suite et baisser les prix sans pitié. Résultat : un humanoïde chinois s'achète dès 4 290 $, et des flottes travaillent déjà dans les usines de BYD et Foxconn. Le point faible : le logiciel de manipulation et le support international.
Les États-Unis misent sur le cerveau
Figure (Helix), Tesla (sa pile d'IA) et Boston Dynamics ne vendent presque rien au public : ils accumulent des données, entraînent des modèles et produisent les démos de manipulation les plus convaincantes du secteur. Leur pari : celui qui résout l'autonomie rafle tout le marché, même en arrivant deuxième sur le matériel.
Et l'Europe, et le Japon ?
1X (Norvège/États-Unis) est le seul acteur occidental à vendre un humanoïde domestique. Le Japon règne sur une autre ligue : la compagnie émotionnelle (aibo, LOVOT), où personne ne lui dispute le trône.
Notre lecture
À court terme, achetez chinois : c'est tout ce qui existe. À long terme, l'IA décidera — et là, l'avantage américain est réel. La vraie course commencera quand chaque camp aura les deux pièces.

